Cerf-volant sur la plage de Sanur

Sanur : plage, massages et un authentique gado-gado

La Ville de Sanur a un peu perdu de son authenticité d’antan, c’est surtout un gros bourg très fréquenté par les touristes occidentaux et vous ne ferez pas dix mètres dans la rue sans entendre ce sempiternel refrain : « taxi, taxi ? » Le chemin qui longe la côte est quant à lui tout aussi fréquenté que le centre-ville, mais vous pouvez vous y restaurer le temps d’une halte, tant le nombre d’échoppes et de restaurants y est important.

Les hôtels grand luxe qui bordent la plage sont très beaux mais tous aussi artificiels que cette dernière. N’oubliez pas que la barrière de corail a été détruite afin de les construire. En fin de journée, les enfants descendent sur la plage avec leurs cerf-volants confectionnés en bambous, tissus et sac plastiques. Ils organisent des duels célestes et c’est à celui qui parviendra à faire tomber ses adversaires dans le sable chaud de Sanur beach. Le spectacle nocturne de la promenade et des bars illuminés mérite bien sûr le détour, mais on y croise surtout des touristes, barbotant dans des piscines luxueuses ou sirotant une bière Indonésienne. Je vous présenterai donc succinctement ce que j’ai retenu de ce lieu.

Où dormir à Sanur ?

Hôtel Prima Cottage (Sanur, Bali)

Jalan Bumi Ayu, arrêtez-vous au Prima Cottage. L’accueil y est très chaleureux et les chambres à des prix corrects (jusqu’à 22 € si vous choisissez l’eau chaude et l’air conditionné). Sanur étant touristique, les prix s’adaptent en fonction de la clientèle. Piscine commune devant le restaurant, jardins de cocotiers et d’arbres luxuriants. Petit déjeuner le matin compris dans le prix. Le cadre superbe du lieu et un petit bain dans la piscine vous feront oublier tous vos tracas. Profitez-en, c’est un endroit calme et reposant.

Pensez tout de même à réserver car le Prima Cottage ne comporte que huit chambres spacieuses, de 2 à 4 lits. C’est un point de chute idéal lorsque vous sortez de l’aéroport ou avant de repartir pour l’Europe, à 25 minutes de Denpasar en taxi (tarif habituel pour le trajet : 150 000 roupies).

Où manger un délicieux Gado-gado ?

Le gado-gado, un plat rapide typiquement balinais
Le gado-gado, un plat rapide typiquement balinais

Pour les gourmands qui cherchent un véritable gado-gado, plat typique épicé balinais composé d’une salade de légumes croquants de saison et d’une sauce aux arachides, ne manquez pas de faire une pause dans le tout petit warung* à l’angle de la Jalan Bumi Ayu, à droite en sortant du Prima Cottage (en face du Holy Ink Tattoo). Vous n’y trouverez que des indonésiens, une toute petite échoppe avec deux chaises et un banc de bois, un accueil des plus chaleureux et votre repas sera préparé sous vos yeux. La cuisinière est adorable et a toujours le sourire. Un des meilleurs gado-gado que j’ai pu manger à Bali !

*Warung, waroeng : un mot que vous entendrez partout en Indonésie. Petits restaurants où l’on vous sert la cuisine locale, dans une ambiance très familiale 😉 Selamat makan ! (Bon appétit).

Où profiter d’un massage de qualité ?

À peu près partout ! Bali, c’est aussi les massages de ces belles indonésiennes aux mains expertes lorsqu’il s’agit de détendre vos muscles et vos articulations endoloris, que ce soit par le stress de la vie occidentale ou par une virée en scooter au milieu de la circulation frénétique balinaise ! Jalan Danau Toba, à quelques pas du marché (Pasar Sindu), vous trouverez au numéro 6 un petit salon qui ne paie pas de mine : le SPA XPression. Deux masseuses professionnelles vous accueillent pour des moments de pure relaxation : massage balinais small, medium ou strong, acupression, massage des pieds, des mains, du visage, massages ayurvédiques, massages du cuir chevelu et un large choix de soins de beauté pour hommes et pour femmes. Les prix sont très corrects et l’accueil chaleureux. Pour chaque moment passé ici, n’oubliez pas que le respect mutuel est de mise, soyez courtois, souriant et vous passerez un moment de détente exceptionnel.

Comment louer un véhicule ?

À Bali, rien ne remplace le scooter !

C’est le meilleur moyen de locomotion et le moins onéreux. Découvrir Bali et pouvoir vous arrêter quand et où vous le voulez. Les prix varient suivants les loueurs mais en marchandant un peu, vous trouverez des locations entre 600 000 et 650 000 roupies pour un mois, ce qui est très correct.

Je parle Indonésien T-shirt
« Taxi, taxi » T-shirt original de Klerdesign.

Depuis le salon de massage XPressions, revenez sur vos pas en direction du marché (Pasar Sindu) et arrêtez-vous chez le marchand Nengah Ada, juste en face du temple. Optez pour un Yamaha, les Honda étant réservés à un portefeuille plus garni. Ne manquez pas de vérifier les pneus, les freins, le klaxon et si les papiers du véhicule sont bien à l’intérieur du coffre sous le siège. Le vendeur est très sympa et souriant et ses bécanes en bon état de marche vous permettront de parcourir l’île en toute sérénité. Ne lui réclamez pas d’assurance, cela coûte bien trop cher en Indonésie.

Un peu d’humour : « Taxi, taxi » T-shirt Bali, by Klerdesign.

Précautions d’usage pour la conduite

Bali routes et chemins peu pratiquables en scooter automatiqueIci on roule à gauche et le klaxon ne sert qu’à annoncer aux autres usagers que nous sommes là. N’hésitez pas à en abusez mais restez toujours courtois, vous ne verrez jamais un balinais s’énerver au volant. Lorsque vous vous garez quelque part, ne craignez pas de laisser votre casque sur votre machine, les vols n’existent pas à Bali. La dernière semaine, je laissai même mon sac attaché d’un simple tendeur sur le scooter ! Dans les sites touristiques et sur les marchés, le parking coûte généralement 2000 roupies, soit quelques centimes d’euros et il y a toujours des gardiens qui surveillent les parcs. Soyez confiant, ne roulez pas trop vite, surveillez la route, évitez de suivre les balinais lorsqu’ils empruntent les sens interdits et tout se passera bien.

Petit désagrément (possible) sur la route

En cas de contrôle routier, ce qui est plutôt rare, un policier pourra vous demander un petit bakchich. Et oui ! La corruption est grande en Indonésie, n’en soyez pas surpris. Quelque soit votre tort, vous n’aurez jamais gain de cause. Restez donc poli et marchandez, cela fait partie du jeu. Restez vigilant et oubliez les gros axes routiers et les centre-ville bondés, cela vous évitera quelques déconvenues. Un feu stop franchi ou un sens interdit peut vous coûter 100 000 roupies (7 ou 8 euros). C’est peu, mais n’oubliez pas que c’est un dessous de table 😉

Où trouver un guide francophone ?

C’est à prévoir dans le budget, mais je peux comprendre que l’on préfère découvrir Bali en voiture et accompagné d’un guide, en profitant de son histoire et des subtilités de la culture balinaise.

Si vous souhaitez découvrir le « vrai Bali » dans son ensemble, l’authentique, celui qu’on s’imagine et dont on a longtemps rêvé, je ne peux que vous recommander de faire appel à Kadek, Gede, Made Wawan, Vincent ou à Esti, les 5 guides 100% locaux de Balimustbecrazy, souriant en toute situation et parlant parfaitement le français.

Balimustbecrazy

Site web : www.balimustbecrazy.com
E-mail : balimustbecrazy@gmail.com
Tél. +62 822 2018 6060

Le marché de Sanur

Marché du matin de Ubud à Bali
De belles couleurs sur les marchés de Bali !

C’est le matin qu’il faut se rendre sur le marché, dès 6 heures. Au premier chant du coq, levez-vous et enfilez votre sarong puis rendez-vous au Pasar Sindu.

Le marché ouvre ses portes au petit matin et je vous assure que vous ne serez pas déçu ! Il n’y a pour ainsi dire que des balinais, à part vous bien entendu. Légumes variés et colorés, fruits frais de toutes sortes, des ananas, Buah Naga (dragon fruit), des Salak (snake fruit), sirsak, des fruits du Tamarinier, des pisang (bananes), des minggu (mangues), etc. N’hésitez pas à marchander si vous trouvez le prix trop cher, les commerçants adorent cela. Certains même vous le demanderont : « You Berapa ? How much you pay ? » Amusez-vous, les balinais apprécieront d’autant plus les échanges si vous utilisez quelques mots d’Indonésien !

Saya berbicara bahasa Indonesia*

* : Je parle Indonésien… Sedikit sedikit (un petit peu)

Bonjour : Selamat pagi (uniquement de bon matin)
Comment allez-vous ? : Apap kabar ?
Je vais bien : Baik baik !
Combien ça coute ? : Berapa ?
Qu’est-ce que c’est ? : Apa itu ?

Les chiffres en Indonésien :

Un : satu
Deux : dua
Trois : tiga
Quatre : empat
Cinq : lima
Six : enam
Sept : tujuh
Huit : delapan
Neuf : sembilan
Dix : sepuluh
Onze : sebelas
Douze : duabelas
Treize : tigabelas
Quatorze : empatbelas
Quinze : limabelas
Seize : enambelas
Dix-sept : tujuhbelas
Dix-huit : delapan belas
Dix-neuf : sembilanbelas
Vingt : duapuluh
Cent : seratus
Mille : seribu
Million : juta

(Si vous vous sentez perdus, n’oubliez pas que les nombres sont écrits en toutes lettres sur les billets de banques Indonésien).

Oubliez le marché nocturne, sinon pour goûter un sate ayam (brochettes de poulet) ou un nasi campur (riz mélangé) en compagnie de quelques balinais. Ce lieu, jadis réputé et essentiellement fréquenté par des locaux s’est hélas rempli de touristes et d’occidentaux en quelques années. Aujourd’hui, on y trouve surtout des européens et le rapport entre balinais et touristes s’est fortement altéré. Quelques soient vos achats et à moins de parler l’Indonésien, vous y paierez le prix « touristes », c’est ce qui s’appelle ici « l’effet Guide du Routard », que vous aurez l’occasion de revoir dans les sites touristiques très fréquentés.

Le rêve balinais existe dès qu’on ouvre les yeux

Pour profiter pleinement de votre séjour à Bali et goûter à la vraie vie Balinaise, préférez l’authenticité d’une rizière ou d’un temple au détour d’un chemin plutôt que les sites trop touristiques.

Ouvrez les yeux sur ce monde chaleureux qui vous accueille et, à moins de vouloir passer pour un étrange « blanc » aux mœurs bizarres, évitez de sauter partout avec une GoPro à la main. Abandonnez-vous sous les cocotiers du Good Karma d’Amed, plutôt que sur les plages superficielles de Kuta ou Legian. Venez déguster le meilleur Black Rice pudding bio de Bali, préparé par Kadek Harmini au Kisa Warung Cafe de Yeh Pulu, perdu au milieu des rizières, cascades et lotus sauvages ou baignez-vous dans les bassins royaux du Water Palace de Tirtagangga.

À chaque instant, n’hésitez pas à vous perdre volontairement, c’est là que vous ferez les plus belles rencontres et que vous goûterez à l’essence même de la vraie Bali, l’authentique, à mille lieues des recommandations — souvent erronées d’ailleurs — de nos guides touristiques…

Bon voyage !

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