Prendre le temps de Vivre

paniers-tresses-offrandes-encens-balinaisPeut-on prendre le temps de vivre dans notre civilisation mercantile, nourrie à la consommation, aux rêves futiles de vitesse ou de grandeur ? Comment enseigner à une personne qu’elle doit prendre le temps de faire chaque chose qu’elle choisit d’entreprendre dans sa vie, quand nos existences sont conditionnées de la sorte ?

Au travers de la culture Balinaise et de l’Hindouisme, je vous propose de découvrir une nouvelle façon de vivre, celle de prendre le temps de vivre, de vivre en prenant le temps, de lâcher prise et se libérer des chaînes que l’on s’impose chaque jour.

L’Hindouisme

Bali est une petite enclave Hindouiste en Indonésie. L’hindouisme, une des plus anciennes religions au monde encore pratiquée, considère qu’il y a quatre grands objectifs à l’existence :

  • balinaise-traditionnelle-en-sarongLe premier but est le Kama, qui représente le désir, la passion et le plaisir amoureux qui doivent être source de connaissance.
  • Le second est Artha ou la prospérité : l’homme doit se créer un patrimoine qui sera le fruit de son travail personnel. Plus difficile à concevoir avec notre regard occidental, Artha exprime que si vous êtes né riche, vous pouvez demander richesse et pouvoir mais si vous êtes né mendiant, vous devez vous contenter de votre condition, ne cherchant à vous élever matériellement que suivant votre position sur l’échelle sociale. Cette idée de rôle ou de devoir prédestiné est très important dans la religion Hindouiste et amène au troisième précepte.
  • Le troisième objectif est Dharma ou le devoir, la clé de voûte du système de croyance Hindouiste. C’est un ensemble de « principes » personnels selon lesquels l’homme doit vivre et qui doivent lui permettre de rester sur le droit chemin.
  • Enfin, il y a le Moksha ou la délivrance : il s’agit de briser le cycle des réincarnations, c’est le but de la vie dans l’hindouisme. Les trois autres ne sont que des tremplins temporaires, mais nécessaires, pour atteindre la libération éternelle. Les Balinais évoquent une intéressante analogie pour parler du Moksha, où l’âme est comparée à une goutte d’eau et sa libération à la fusion de cette goutte dans le vaste Océan divin.

yeh-pulu-nenupharLe but ultime de l’hindouisme est donc la Délivrance, la Liberté. L’homme doit passer sa vie à se délivrer de l’illusion du monde et de l’ignorance afin d’atteindre le Moksha.

L’Hindouisme, et par extension la culture Balinaise, prônent le don de soi. L’Homme doit être d’une bonté et d’une sagesse absolue s’il compte atteindre le Nirvana.

Vivre en prenant le temps

Comment appliquer cet art de vivre dans notre pays, dans notre culture ?

Offrandes à Bali
Offrandes et fleurs sauvages.

Vous ressentirez une chose inhabituelle à Bali, c’est que ce peuple aime la Vie. Bien que la nature soit quelque peu souillée par les plastiques qui se consument sur le bord des routes, elle l’est surtout par manque d’éducation et de sensibilisation des locaux aux problèmes environnementaux. Car au fond, les Balinais vénèrent la Nature et le monde qui les entoure. Chaque matin et à toute heure de la journée, ils préparent de petits paniers d’offrandes tressés, ils y déposent des fleurs fraîchement coupées, quelques grains de riz et un bâton d’encens.

À Bali, chacun profite de chaque chose que la vie lui offre, se détachant du matériel et s’accordant seulement le nécessaire. Ici on apprécie les Arts pour leur valeur émotionnelle. Le dessin, la peinture, le tissage ou la musique occupent une place considérable dans la culture Balinaise. Humaniste, chacun respecte l’autre, on se salue quelque soit l’heure ou l’endroit. Enfin, la spiritualité qui voit chaque chose comme étant sacrée, renforce cette esprit de cohésion sociale et culturelle.

Sculpture bas-reflief à Bali
L’art est partout présent à Bali.

Malheureusement, prendre le temps de vivre est devenue une chose bien compliquée dans notre société. Nous devons tout faire très vite, optimiser notre temps au maximum, courir sans arrêt. Les journées nous semblent bien courtes alors qu’elles sont incroyablement longues. La nuit vient à poindre sans qu’on ait pu prendre le temps de se demander ce que l’on souhaitait vraiment faire de notre vie.

N’y a-t-il pas ici suffisamment de Lumières acquises pour qu’on en souhaite encore davantage ? Insatiables, nos civilisations souhaitent toujours plus de choses, plus d’argent, plus de temps. Un jour pourtant, nos corps, nos cœurs et nos esprits ne supporteront plus ce rythme de vie. « Rien n’est acquis » comme disait mon grand-père…

Comment reprendre sa vie en main, sans tout quitter, juste pour aller un peu mieux ?

Rice fields Sidemen
Apprendre à s’arrêter pour observer la beauté du Monde.

Aux premières lueurs du jour, lorsque le coq chante ses louanges au soleil qui point à l’horizon, levez-vous et profitez de ce moment pour observer. Observez ce qui vous entoure, la faune, la flore, tous ces vies qui s’éveillent lentement dans les premiers rayons de l’astre solaire.

Le monde est magique, son fonctionnement est éblouissant mais nous ne prenons même plus le temps de le contempler. Les yeux de notre monde ne voient plus que le profit et nous oublions toutes les merveilles et les petits bonheurs qui nous entourent.

Lâchez prise !

Prendre le temps de vivre, c’est se laisser le choix

Abandonnez vos peurs. Un ami m’a dit un jour « La peur n’évite pas le danger ». Dans ce cas, pour quelle raison s’imposer des pressions supplémentaires alors qu’il suffit simplement de laisser les choses venir, de les aborder l’une après l’autre et d’avancer à son rythme ?

Nous savons, au fond, ce qui est bon pour nous, ce qui nous convient. Nul ne peut avancer attaché. Lâcher prise, c’est aussi et surtout oser se faire confiance, c’est accepter les choses telles qu’elles viennent et sans craintes. La vie fera le reste !

Vivre en prenant le temps, prendre le temps de vivre, c’est faire confiance à la vie et cesser de vouloir tout contrôler quel qu’en soit le prix. Lâcher prise, c’est faire face à l’inconnu, aux petits impondérables qui font toute la richesse de notre quotidien, c’est accueillir l’imprévu à bras ouverts. C’est cesser de vouloir contrôler ses pensées, mais les laisser s’envoler au fil de nos désirs ou de nos songes qui, en se mêlant donneront naissance à de nouvelles idées.

Exprimez-vous ! Vous en avez le droit

Prendre le temps de vivre relève d’infimes efforts qui amélioreront qualitativement votre vie. Commencez par enlever ces entraves émotionnelles que la société, et notre éducation, nous imposent de porter chaque jour.

Laissez-vous le droit de pleurer, celui de rire, de sourire, de crier mais surtout de vivre et de ressentir. Voyagez, découvrez, allez à la rencontre de ces cultures ancestrales et lointaines, observez le monde qui vous entoure, laissez vos émotions s’exprimer, prenez soin de votre corps et votre âme vous remerciera.

Bon voyage !

Photo de couverture : moments de partage à Tukad-item (Seraya, 2015).

Les chantiers navals de Gili Air

Construction des bateaux sur la plagePar un bel après-midi ensoleillé, nous quittons Gili Trawangan pour jeter l’ancre à Gili Air. J’avais prévu d’aller marcher le long de la piste de sable qui longe le port, mais je découvre les Chantiers navals où quelques bateaux traditionnels sont en cours de construction. Je décide alors de discuter avec les menuisiers et les peintres qui s’affairent ici.

Les bateaux sont construits directement sur la plage et sous la forêt avoisinante. Ils sont fait de bois, ont tous une forme et une longueur similaire, environ 30 pieds de long (entre 9 et 10 mètres). Ce qui était intéressant est que ces navires étaient en construction, l’un n’avait pas de poupe, un autre était entrain d’être repeint, un menuisier de marine fabriquait des stabilisateurs et, plus loin, un groupe d’hommes taillaient le bois pour lui faire épouser les lignes gracieuses d’un châssis.

Une conception très originale

Chantiers navals Bali Lombok

Ici, les constructeurs ont développé une très inhabituelle façon de concevoir leurs bateaux ; ils construisent en premier lieu la coque puis ajoutent ensuite l’armature intérieure.

Habituellement, on construit d’abord la charpente que l’on assemble selon des positions précises. Suite à cette étape viennent se greffer sur le gabarit les planches qui formeront la coque du bateau. Cela nécessite de bâtir son navire à l’envers, et d’être ensuite en mesure de le retourner. En construisant la coque d’abord, aucune de ces trois étapes n’est nécessaire.

Un marin m’explique qu’il utilise un mélange de techniques traditionnelles et modernes. Les planches sont jointes bord à bord à l’aide de chevilles en bois, lesquelles proviennent de Sumbawa. Celles-ci sont enfoncés dans des trous percés à intervalles réguliers le long du bord de chaque planche. Ces chevilles permettent d’obtenir des joints très résistants. À mesure que le bateau prend l’eau, les chevilles gonfleront dans leur trou pour se fixer très solidement dans la coque.

Des navires aux courbes élancées

La fabrication d'une coque de bateauPour que le bois des planches ne se brise pas lors des torsions et des étirements, les planches sont cuites à la vapeur.

Le processus est appliqué sur place, en allumant un feu sous les planches et en appliquant un linge humide sur le bois afin de prévenir tout incendie. Après 1 heure ou 2, le bois devenu flexible peut être formé sans se rompre. On maintient les planches en place par des cordes le temps qu’elles refroidissent et conservent cette forme.

En utilisant la forme du bois pour réaliser les châssis, la charpente et les balanciers plutôt qu’en les taillant au format souhaité, on économise aussi une grande partie de matière première tout en procurant une plus grande résistance au bateau.

Le bois pour les charpentes est acheminé depuis l’île voisine de Lombok. Les planches viennent quant à elles des chantiers navals de Sulawesi, où de très grands bateaux y sont toujours construits en bois. Très peu d’outils entrent dans la conception des bateaux. Planches et cadres sont coupés, taillés et façonnés à la main, en utilisant une petite herminette. Ensuite seront ajoutés les stabilisateurs traditionnels en bambou, puis le bateau sera peint de couleurs vives suivant l’inspiration de son propriétaire.

Cette journée m’aura permis de rencontrer des artisans locaux et d’en apprendre davantage sur la fabrication de leurs embarcations traditionnelles. Je clôture cette belle après-midi par un joli dessin du port et des navires en construction, lequel me vaudra quelques « Bagus lukis !* »

* Jolie peinture !

© Crédits photos : Nathalie Lavollé, Gili Air, Octobre 2015.

Gunung Agung, un Dieu qui ne dort que d’un œil

Cette montagne sacrée est aux Balinais ce que l’Olympe était aux Grecs anciens, la Montagne Cosmique. Agung serait le point central de la cosmogonie céleste et religieuse du Monde, le temple divin qui abrite le panthéon des Dieux. Les mystiques balinais considèrent ce volcan comme le « nombril du monde », élevé dans le ciel par les divinités pour surveiller la Terre et les Hommes en dessous d’eux.

Où que vous soyez à Bali, vous distinguerez toujours les ombres du contour de la montagne, comme découpés dans un papier bleu-noir géant qui domine le paysage. À ses pieds repose Pura Besakih, le temple-mère de l’Île des Dieux. Lorsqu’ils sont mécontents, ces derniers y descendent pour semer le chaos sur la terre et combler les forêts de pierres, de cendres et de ruines.

Gunung Agung culmine à 3 142 mètres. Les parois du volcan sont recouvertes d’une épaisse jungle à la végétation croissante, et ses sols noirs, arables et féconds sont cultivés par les Balinais jusqu’à 1 000 mètres d’altitude. Car Gunung Agung, s’il est un volcan très surveillé par les volcanologues de Rendang et Batulompeh apporte aussi la vie. Il est la source des nombreuses rivières qui irriguent l’île de Bali et ses terres basaltiques fertilisent les cultures depuis des millénaires.

Un volcan fier et impétueux !

Les écrits anciens rapportent que la montagne sacrée de Bali s’est réveillée en 1 350 de notre ère, , puis au XIXe siècle, semant à chaque fois un chaos inimaginable mais qui, à terme, fécondait la terre autour de Besakih à tel point que d’année en année les provisions de riz devenaient pharaoniques ! Puis Agung s’était rendormi. De mémoire d’hommes, jamais plus il n’avait grondé, jusqu’à ce jour funeste de 1963.

Le temple de Besakih
Le temple de Pura Besakih, sur les flancs du Mont Agung, Bali.

En Février de l’année 1963, des coulées de lave très visqueuses explosent à la surface du cratère et descendent sur son flanc Nord, s’amoncelant jusqu’à 510 mètres au dessus du niveau de la mer. C’est le 17 mars, lors de la plus grande cérémonie Balinaise, Eka Dasa Rudra, un exorcisme du Mal mis en scène une fois par siècle, que Gunung Agung décide de sortir de son profond silence.

Tandis que les premiers chants des prêtres et les sons des gamelans s’élèvent au dessus du temple Pura Besakih, l’explosion du Mont Agung entre dans son paroxysme cataclysmique. Une colonne de feu, de cendres incandescentes et de débris de roche en fusion s’élèvent jusqu’à 10 kilomètres dans le ciel dans un rugissement infernal.

Les laves pyroclastiques dévastatrices sèment la désolation sur leur passage, ravageant villages et forêts alentours dans un rayon de 15 kilomètres. Les tremblements de terre détruisent les habitations, les cendres chaudes enflamment les toits de chaume et des débris volcaniques pleuvent en masse sur la terre. Des pluies de lapilli (petites pierres de pouzzolane brûlantes) recouvrent d’un nuage de mort les flancs de la montagne.

Tandis que la lave en fusion se déplace vers eux à près de 70 km/h, des prêtres hindous des temples environnants se mettent à prier frénétiquement, dans l’espoir d’apaiser les dieux en colère, assurant les adorateurs qu’ils n’auront rien à craindre. Finalement, près de 1 600 personnes périront dans l’éruption et 86 000 autres seront forcées d’évacuer leurs villages.

Le 18 mai de la même année, une ultime secousse d’une magnitude de 6 sur l’échelle de Richter finit d’effondrer les derniers temples encore debout. Miraculeusement pourtant, la lave encerclant Besakih épargna le temple-mère sacré, l’enveloppant d’une couche silencieuse de cendres noires et de scories durant des mois.

Colère divine ou coïncidence ?

smoking-mount-agungLes Balinais ne prennent pas de tels hasards extraordinaires à la légère. Pour preuve, la catastrophe a été attribuée à la colère du dieu Shiva, dans son aspect le plus maléfique : Rudra. Le réveil d’Agung deviendra finalement le jugement, accablant, de l’ère du Président Sukarno.

De l’explosion du Gunung Agung, quelques cicatrices restent encore aujourd’hui. Jusque dans les années 1970, la campagne de Klungkung était encore noircie par les ruisseaux de lave, mais la région est aujourd’hui luxuriante, avec de nombreux champs et jardins. Dans la région la moins peuplée de Karangasem cependant, les traces du passage de l’éruption sont encore visibles, comme à Tianyar et Kubu sur la côte Nord-Est.

Pour les balinais, cette épouvantable explosion de colère d’Agung signe la condamnation et l’échec du gouvernement. Suite à cette crise sans précédent à Bali, le déplacement forcé des populations et le déracinement des villages contribuera sensiblement aux abominables massacres de 1966, lors de la purge dite « anti-communiste » du nouveau régime Indonésien de Suharto (voir le documentaire « The Act of Killing » ci-dessous).

Docu-fiction : « The Act of Killing »

The Act of KillingDes affrontements inter-communautaires de 1966, Loi du Silence, tabous et génocidaires semblent avoir encore de longues années devant eux. The Act of Killing est un film engagé du cinéaste Indonésien Joshua Oppenheimer qui lève le voile sur la façon dont en 1966, trois ans après l’explosion d’Agung et la prise du pouvoir par les militaires, ces derniers ont exterminé près d’un million de communistes présumés et d’intellectuels dans tout le pays.

Depuis ces années noires de l’histoire, la souffrance des familles ne finit pas de durer. Dans The Act of Killing, le cinéaste donne la parole aux tueurs, et notamment au boucher Anwar Congo qui rejoue les massacres communistes qu’il a lui-même joué entre 1965 et 1966 à Sumatra. Le film dénonce ces criminels de guerre aujourd’hui vénérés comme les pères fondateurs d’une nouvelle ère de paix et de prospérité, se vantant sans vergogne de leur propre corruption, de la fraude et de leurs actes génocidaires.

The Act of Killing est un documentaire sur le tournage d’un film de fiction par les tueurs de 1965, sur leurs propres crimes qui sont, eux, bien réels. Ce film n’est pas seulement le récit de ce massacre, il témoigne de la continuité de la pratique du crime dans le domaine de la politique, de la justice et de l’économie en Indonésie, un demi-siècle après l’extermination des « communistes. »

Quarante-sept ans après, le gouvernement actuel refuse toujours de reconnaître que ces massacres sont un crime contre l’humanité, malgré le rapport accablant de la Commission indonésienne des droits de l’homme.

Infos pratiques

  • Date de sortie en France : 10 avril 2013
  • Durée : 1h 55min
  • Réalisateur : Joshua Oppenheimer
  • Le site web du film : http://theactofkilling.com


À voir :
The Act of Living, exposition photo des survivantes des massacres de 1965

Dernière minute : je viens d’apprendre par Jenni de Balisolo, que tous les évènements de l’Ubud Writers and Readers Festival ont été annulés en raison du projet de diffuser « The Look of Silence », le dernier film du cinéaste Joshua Oppenheimer. Le sujet est encore… brûlant !

Vous prendrez bien un verre d’Arak ?

À Bali comme dans d’autres régions de l’archipel Indonésien, en Asie ou aux Philippines, l’Arak est une liqueur produite à partir de sève de palmier fermentée ou de noix de coco. Aujourd’hui, certains composants comme le riz, les céréales, le sucre de canne ou la mélasse peuvent être ajoutés dans la préparation de l’Arak. Savouré lors des cérémonies ou des mariages, l’Arak est très apprécié des Balinais qui le servent parfois avec du miel et du citron.

Si un balinais vous propose de l’Arak local lors d’un mariage, n’hésitez pas à y tremper vos lèvres. Son goût unique rappelle l’anis de l’Ouzo grec. Habituellement réservé à la gente masculine ; les femmes boiront du thé à la menthe (sic),  on en trouve désormais dans de nombreux warungs traditionnels et restaurants touristiques de l’île.

Une histoire de l’Arak

L’Arak est un alcool très ancien, des documents attestent de sa découverte par les explorateurs Européens partis découvrir l’Orient il y a plusieurs siècles de cela.

L’Arak le plus courant à Bali est celui produit à partir de la sève du cocotier. Pour la recueillir, les Balinais grimpent en haut des cimes des arbres — avec une dextérité déconcertante — et récupèrent les fleurs du cocotier. La sève est ensuite laissée à fermenter dans un vin de palme, lequel sera distillé en chauffant l’alambic avec les écorces séchées des noix de coco.

De couleur transparente, ne vous fiez pas à sa robe claire car l’Arak est un alcool fort que l’on pourrait comparer à une eau de vie. Accompagné de sucre de canne, de miel et de citron avec quelques glaçons, l’Arak est un excellent apéritif, suave et chaud à la fois comme son cousin le punch Antillais.

Où se procurer de l’Arak ?

Il n’est pas toujours facile de trouver de l’Arak chez les petits marchands locaux car c’est une boisson réservée, historiquement, aux grandes occasions. De plus, les Balinais ne sont pas de grands consommateurs d’alcool mais vous pouvez trouver de l’Arak dans les échoppes et supermarchés des grandes villes, tel qu’à l’Hardy’s de Sanur par exemple.

Selamat minum !*

* À votre santé !

© Photo de couverture : Primbondonit