Bali – Lombok : les îles Gili

Les îles Gili (Gili Trawangan, Gili Meno et Gili Air) sont situées entre Bali et Lombok dans le vaste archipel indonésien. Dans la langue Sasak, « Gili » signifie « petite île ». Il existe environ trente « gilis » autour de l’île de Lombok. Accessibles par bateaux rapides en moins de deux heures, vous pouvez aussi vous rendre à Lombok avec votre scooter via le Ferry, mais la traversée durera 5 heures ! De Lombok, rejoindre les îles Gili est tout à fait possible avec une des nombreuses navettes qui font la liaison entre les îles.

Le climat dans les îles Gili est tropical, avec une température moyenne de l’air de 28 ° C et une température de l’eau allant de 26 ° C à 29 ° C tout au long de l’année ! Autant dire qu’il y fait bon vivre. La saison des pluies commence en Novembre et finit en Avril, la saison sèche dure de Mai à Octobre.

Malgré le climat tropical, en raison de sa proximité de l’équateur, les îles Gili sont relativement arides par rapport à d’autres îles de l’archipel indonésien. En effet, la présence de deux volcans voisins, le Mont Rinjani à Lombok et le Mont Agung à Bali, génère un micro-climat propice à la sécheresse.

Mariage musulman

La population de ces îles est majoritairement musulmane. La langue officielle est l’indonésien, mais les locaux parlent entre eux un autre dialecte : le Sasak.

Gili Trawangan, Gili Meno et Gili Air

Cheval sidomo Lombok
Sur les îles, le cheval est le meilleur moyen de locomotion !

Gili Trawangan est l’île la plus touristique. Si vous souhaitez faire la fête et vous coucher aux aurores c’est ici qu’il faut vous rendre. Mais je ne saurai que trop vous conseiller de découvrir Gili Air et Gili Meno qui méritent vraiment le détour. Sur chacune des îles, pas de véhicules motorisés ! Seul les vélos et sidomo (voiture à cheval) sont autorisés à circuler.

Gili Meno est l’île des lunes de miel (bulan madu en Indonésien), de grandes plages de sable blanc sous les cocotiers et une mer bleue lagon rien que pour vous. C’est l’île la plus calme des trois, la plus reposante et aussi la plus sauvage. On en fait le tour en une heure et si vous êtes chanceux, peut-être apercevrez-vous les insaisissables varans près du lac salé ?

Vendeuse d'ananas
Un p’tit creux ? Ananas préparé et dégusté sur la plage de Gili Meno.

Gili Air est un mélange des soirées festives de Gili Trawangan et des plages sauvages de Meno, un bon compromis si vous recherchez le calme avec la possibilité de prendre un verre ou d’écouter de la musique quand vient le soir. Personnellement, c’est Gili Air que je préfère et le coucher de soleil depuis Sunset Boulevard est à couper le souffle 😉

Sur chacune des îles vous trouverez des hébergements et de quoi vous restaurer. Gili Trawangan étant la plus fréquentée, c’est aussi la plus chère des trois. N’étant pas resté plus d’une nuit sur Gili Meno je ne saurai vous conseiller en terme d’hébergement mais pour ce qui est de Gili Air, le Bintang (l’Étoile) est un très bon établissement, gérée par une troupe de talentueuses cuisinières balinaises avenantes et souriantes ! L’accueil est très chaleureux, l’ambiance conviviale et familiale. Le restaurant à les pieds dans l’eau, les chambres sont spacieuses et les prix modestes.

Comment se rendre à Gili Air depuis Bali ?

Il existe plusieurs ports pour venir à Gili Air depuis Bali : Benoa, Sanur, Padang Bai et Amed. Vous trouverez plusieurs compagnies de transport qui organisent ces voyages, comme par exemple Marina Skrikandi, Wahana, Sea cruises marlin et beaucoup d’autres.

Pour vous rendre aux îles Gili, deux options s’offrent à vous : en hors-bord ou en ferry qui reste l’option la moins chère. Achetez votre billet sur place la veille de votre départ à une agence dans les rues de Bali. Le tarif varie en fonction de la saison. Généralement, on vous proposera un billet Aller (à partir de 200 000 roupies) mais pas de billet Retour. C’est un peu le piège à touristes, car le retour acheté depuis les îles coûte en moyenne 375 000 Roupies ! Je ne saurais que trop vous conseiller de prendre votre billet Retour avant de partir, sachant que ceux-ci n’ont pas forcément de date limite de validité.

Si vous avez choisi la traversée par bateaux rapides, accrochez-vous ! Les hors-bords sont lancés à pleine vitesse, face au vent et quelque soit l’état de la mer. Sensations fortes garanties. Habituellement, le retour est bien plus calme que l’aller où musique américaine et bière à volonté agrémentent — plus ou moins selon les goûts de chacun — la traversée. Pendant le voyage, ouvrez les yeux car il n’est pas rare d’apercevoir des dauphins !

Déchargement des marchandises à Gili

Lorsque vous êtes sur place et pour passer d’une île à l’autre, les navettes locales font la traversée pour 50 000 roupies, reliant Gili Trawangan, Air et Meno de 8 heure du matin jusqu’à 16 heures le soir. Si vous avez de la chance ou que vous vous sentez aventureux, demandez aux locaux de Trawangan de vous emmener le soir sur un « boat people » en partance pour Lombok. Une aventure épique qui vous permettra d’accoster les pieds dans l’eau sur Gili Air !

Protection du récif corallien

Peu de gens le savent, mais les trois îles Gili Trawangan, Gili Meno et Gili Air sont en fait situées dans un parc aquatique protégé appelé « Gili Matra Marine Natural Recreation Park. »

À l’origine de la création de ce parc protégé, la volonté de militants locaux et d’associations, appuyés par le décret du Ministère de la Nature et des Forêts ainsi que par le gouverneur de la province Ouest de Nusa Tenggara, pour lutter contre la destruction du récif corallien et la pêche intensive, laquelle utilise encore le dynamitage et l’empoisonnement au cyanure.

Le « Gili Matra Marine Natural Recreation Park » a été créée en Février 1993 et s’étend sur une superficie totale d’environ 3000 hectares : 150 hectares à Gili Meno, 175 hectares à Gili Air, 340 hectares à Gili Trawangan et plus ou moins 2 300 hectares d’espace maritime protégé.

À la rencontre des tortues

Si le paradis existe sur Terre, on pourrait dire qu’il ressemble aux îles Gili. Une mer bleu turquoise, un récif corallien riche d’une grande diversité et… des tortues !

Petite plongée dans les profondeurs avec l’équipe d’IQ Divers, spécialistes de la plongée aux îles Gili depuis 1998. Spéciale dédicace à Olivier et Momo pour leur accueil et tous leurs conseils !

Les objectifs de gestion du parc maritime :

La gestion de Gili Matra est basée sur la Loi 5 de 1990 concernant la conservation des ressources biologiques, aquatiques et de leurs écosystèmes. Par conséquent, l’objectif de ce parc est de protéger la nature et les nombreux écosystèmes présent aux îles Gili, mais aussi d’utiliser de façon durable les ressources naturelles (eau, plantes, faune locale, etc). Les ressources doivent être utilisées à des fins de recherche uniquement, pour la science, l’éducation, les loisirs et le tourisme.

Malheureusement, certains pêcheurs continuent d’utiliser l’explosif, y compris dans la zone de conservation du Gili Matra.

Les touristes peu scrupuleux sont aussi responsables de nombreuses destructions du récif corallien, certains n’hésitant pas à approcher les tortues de trop près, à souiller l’environnement de leurs déchets, à arracher des morceaux du corail comme souvenir de leur escapade, voire à tuer certains animaux pour la simple fierté égoïste d’avoir pêché un poisson tropical ! Pourtant, les amendes encourues devraient être dissuasives : de 10 à 25 millions de roupies suivant le délit constaté.

Conclusion

Pour une meilleur gestion du Gili Matra Park, de nouvelles données provenant de divers autres parcs marins sont adoptées et intégrées chaque année au programme actuel des îles Gili. Il est à espérer que l’expérience de gestion de Gili Matra puisse un jour servir à la conservation de nombreuses autres zones marines protégées, en Indonésie ou ailleurs.

coucher du soleil Bali
Le coucher du soleil, un instant rempli de magie à Gili Air.

Les bonnes adresses

Gili bookings
Pour réserver votre bateau vers les îles Gili au départ de Bali
www.gilibookings.com

Marco Inn
Situé à 50 mètres de l’embarcadère, un bel hôtel avec terrasse qui surplombe le port de Padang Bai. Si vous le lui demandez, la tenancière peut vous avoir des places vers les îles Gili à un prix très raisonnable : 400 000 roupies Aller / Retour. Une offre qui ne se refuse pas !
Plus d’info sur TripAdvisor

IQ Divers Gili
Une équipe de plongeurs et d’instructeurs chevronnés et francophones !
La page Facebook d’IQ Divers

The Gilis
Un très beau site sur les îles Gili
www.gilis.asia

Autour d’Amed : respecter et protéger les trésors marins

À Amed, sur la côte Est de Bali, elles, ils ont fait le choix de vivre autrement, de faire leur part et de faire découvrir leur île d’une manière responsable. Une école de plongée qui protège le récif corallien et les animaux spectaculaires qui y vivent, une boutique de produits cosmétiques équitables, des associations de protection de l’environnement, une Fondation pour régénérer les écosystèmes marins, etc. Ils travaillent ensemble, en respectant la faune, la flore et les autochtones.

Limace de Mer à Amed
L’incroyable biodiversité du récif corallien.

Dans cette région très rurale de l’île, des organisations ont décidé de changer les choses et les mentalités. Ici le taux d’illettrisme y est supérieur à la moyenne, Amed est peut-être une région très touristique mais c’est aussi une région très pauvre. Il n’y a pas d’accès à l’eau courante partout (comme à Tukad-item, Seraya) et l’électricité disponible y est très faible. Ce contraste avec les proches hôtels me fait hurler !

Éduquer pour sensibiliser

L’ignorance, le développement non-durable et l’insouciance mettent ce paradis tropical en danger. Depuis son ouverture en 2002, l’Amed Dive Center a adopté une politique de respect de l’environnement et se concentre essentiellement sur le développement durable et la protection de la faune aquatique locale. L’Amed Dive Center forme son personnel et essaie de sensibiliser les gens de la région. Ils militent activement pour le nettoyage des plages et collecte les déchets dans le massif corallien, où qu’ils s’y trouvent.

Plus d’infos sur leur site : Amed Dive Center

Quand l’Art s’invite chez les poissons

The Marine Foundation est un collectif artistique qui réalise des sculptures sous-marines pour régénérer les écosystèmes et les récifs coralliens à travers le monde. Les sculptures sont réalisées en ciment au ph neutre. Elles deviendront de formidables abris pour les poissons et un récif artificiel pour les coraux.

The Mermaid of Jemeluk & Amed, Bali, 2013 :

Recyclage et valorisation des déchets

C’est une des actions de Peduli Alam, qui collecte pas moins de 5 tonnes de déchets par mois et les recycle. Certains sont utilisés pour fabriquer des sacs recyclés, vendus en Europe afin de sensibiliser les consommateurs et pour financer de nouvelles actions à Bali. Forte de ces premiers succès, Peduli Alam prévoit d’étendre son action de manière durable dans d’autres régions de l’Île des Dieux. Pour compléter son projet, elle travaille également sur la protection des fonds sous-marins.

En soutenant ainsi des actions durables, les régions de Tulamben, Karangasem, Kusambi, d’Amed, de Jemeluk ou de Selang à l’Est de Bali contribuent à la sauvegarde de leurs trésors marins. C’est bien sûr à nous, touristes, qu’il revient de soutenir ces actions, de consommer responsable, de respecter l’environnement et la culture Balinaise lorsque nous voyageons dans ce paradis lointain.

D’Amed à Tulamben : « Good Karma » et plongée sous-marine

Le prahu, bateau traditionnel BalinaisQui n’a jamais rêvé de ces plages de sable ou de galets, de ces eaux limpides et turquoises où vivent en harmonie poissons cocher, nemo et raies, dans un récif corallien digne des plus beaux reportages de feu M. Cousteau ? Amed, Jemeluk, Selang, les épaves englouties du Liberty ou de navires Japonais n’attendent plus que vous pour dévoiler le corail magnifique et la faune exceptionnelle qui y vit. Les possibilités de plongée de jour comme de nuit sont nombreuses à Amed, décrit par tous les plongeurs comme étant un des plus beaux endroits au monde pour la photographie sous-marine, et un superbe site pour la plongée avec masque et tuba (snorkeling).

Nous arrivons à Amed par la route de Tulamben en fin de matinée. Déjà le soleil est haut dans le ciel et la chaleur écrasante. Nous posons nos sacs à l’ombre des cocotiers tout en réfléchissant à l’endroit où nous dormirons ce soir. Amed offre une multitude d’hébergements en bord de plage et de warungs où déguster de délicieux poissons ramenés au petit matin par les pêcheurs locaux.

Le Good Karma à Selang beach

Bien que le cadre soit idyllique à Amed, je décide cependant de parcourir la route sinueuse qui épouse les flancs capricieux du volcan en direction de Selang. Je me souviens y avoir fait une halte en 2010, c’était à l’Eka Purnama, une petite guest house charmante face à la mer.

Offrandes aux portes du Good Karma

C’est en poursuivant ma route après Selang que je découvre le Good Karma. Une petite ruelle pavée de gros blocs de basalte descend sur la gauche, entourée d’arbres en fleurs et de palissades en bambous. Une vache aux yeux tendres me regarde passer (véridique !) L’entrée débouche sur une fontaine de pierre où nagent quelques carpes, fleurie de frangipaniers d’un pourpre étincelant.

Chambres en bambou au Good Karma.

Blotti au pied d’un banian dons les racines ouvrent la voie vers l’horizon turquoise, dans un écrin de verdure digne des plus beaux récits d’explorateurs de l’Asie, au bord d’une plage de sable blanc et de coquillages magnifiques, il y a le Good Karma. Plusieurs logements traditionnels de pêcheurs en fibres de palmiers et en bambous jauni par le sable et le sel, on se croirait réellement perdu dans une île lointaine… d’Indonésie 😉

Le cadre est paradisiaque, le sable chaud et fin et les eaux bleu lagon recèlent d’une incroyable richesse de faune et de flore marine. Good Karma est l’adresse immanquable si vous décidez de vous poser à Amed. De passage, nous avions décidé de n’y rester que deux ou trois nuits. Finalement, nous quitterons ce lieu une semaine plus tard avec beaucoup de nostalgie. Les chambres sont toutes bordées de banians gigantesques, de palmiers et de cocotiers et la falaise abrupte nous isole de la route toute proche.

Excepté les habituels coqs Balinais qui chantent toute la nuit, le lieu est calme, reposant et l’accueil y est des plus chaleureux. Prix des bungalows corrects, un coffre est à votre disposition pour vos effets personnels. Le bungalow de bambou est un peu spartiate, mais nos hôtes ont ajouté un lit supplémentaire à notre intention. Les chambres disposent aussi de deux petites couchettes sur la terrasse ombragée ainsi que d’un hamac.

Recherchez-vous le bon Karma ?

À Selang, le Good Karma c’est surtout une éthique qui nous plaît, un art de vivre plus serein, plus proche et respectueux de la Nature. Ici on protège le récif corallien, la flore locale et les Balinais.

L’eau est recyclée et les déchets organiques aussi. Sur la plage, vous ne trouverez pas un seul morceau de plastique ! Le restaurant est essentiellement locavore, c’est-à-dire que tous les mets sont confectionnés sur place, par des locaux employés par l’hôtel, avec des aliments, des plantes et des épices locaux. Même l’Arak est préparé en cuisine !

Un pêcheur d'Amed répare son bateau
Un pêcheur d’Amed réparant son bateau.

Le poisson, par exemple, provient des pêcheurs qui habitent tout le long de la côte. De bon matin, le spectacle des prahus (petits bateaux traditionnels à voile triangulaire) revenant de la pêche est un évènement que vous ne manquerez pas. Certains pêcheurs se sont aussi reconvertis dans un exercice un peu plus lucratif, celui d’emmener les touristes qui le souhaitent regarder le coucher de soleil sur le Mont Agung, à bord de leurs embarcations. Une belle excursion qui coûte en moyenne 150 000 roupies, soit environ 10 euros.

Quant à l’eau potable, vous pouvez demander de faire remplir vos bouteilles à la réception du Good Karma, économisant ainsi de l’argent et du plastique, un réel fléau sur l’Île des Dieux. Enfin, le Good Karma accueille aussi un centre de Yoga, fondé par Baba, l’insaisissable mais fort sympathique maître des lieux.

« The meaning of Good Karma, talking and joking with Baba… » C’est tout cela l’esprit du Good Karma, une adresse que nous recommandons vivement et où je ne manquerai pas de retourner !

Sur les rives du lac Batur

Chez les Bali Aga de Trunyan, on célèbre la Femme durant douze jours !

De bon matin, nous avons longé les bords du lac Batur avec l’espoir de rallier la route de Tedjakula, en traversant les volcans. Finalement, nous nous arrêterons à Trunyan, sur la rive Est du Lac Batur, aux pieds du Mont Abang dans la région de Kintamani. Le chemin est devenu sablonneux et particulièrement dangereux avec nos scooter automatiques. Ici il n’y a presque jamais de touristes, nous sommes dans un Bali Aga : un village autonome traditionnel Balinais.

Aujourd’hui, c’est jour de fête. On honore les femmes lors de célébrations qui dureront 12 jours ! Les balinais que nous venons de rencontrer nous expliquent qu’ici, les habitants n’incinèrent pas leur morts. Les corps des défunts sont emmenés par barque à Bukan et déposés dans des cages de bambou où ils se décomposent, sous le regard vigilant d’un arbre au parfum odorant : le Menyam. Il s’agit d’un rite très ancien et, paraît-il, unique en Indonésie. Il n’y a pas de crémation dans cette région de l’île.

Préparation des festivités

Nous assistons à la cérémonie de loin car le temple sur l’eau est occupé par la famille. Auprès de nous, amis et voisins attendent à l’extérieur de l’enceinte sacrée, les bras chargés d’offrandes, de gâteaux et de fruits délicieux qu’ils déposeront auprès de Danu Batur, la déesse sacrée du lac aux pouvoirs surnaturels, puis partageront ensemble au gré des festivités. Un moment plein de magie comme il en existe tant sur l’Île des Dieux…

Hommage aux femmes balinaises

Finesse du regard et un large sourire, un léger maquillage sur le pourtour des yeux, plumes et fleurs de frangipanier qui embaument ses cheveux noirs et soyeux, les couleurs éclatantes de son sarong, une dentelle d’or déposée sur ses hanches. Quelle femme saurait être plus raffinée, plus élégante, plus gracieuse et plus sensuelle qu’une balinaise ?

(N.D.L.A : cet avis n’engage que son auteur).