Prendre le temps de Vivre

paniers-tresses-offrandes-encens-balinaisPeut-on prendre le temps de vivre dans notre civilisation mercantile, nourrie à la consommation, aux rêves futiles de vitesse ou de grandeur ? Comment enseigner à une personne qu’elle doit prendre le temps de faire chaque chose qu’elle choisit d’entreprendre dans sa vie, quand nos existences sont conditionnées de la sorte ?

Au travers de la culture Balinaise et de l’Hindouisme, je vous propose de découvrir une nouvelle façon de vivre, celle de prendre le temps de vivre, de vivre en prenant le temps, de lâcher prise et se libérer des chaînes que l’on s’impose chaque jour.

L’Hindouisme

Bali est une petite enclave Hindouiste en Indonésie. L’hindouisme, une des plus anciennes religions au monde encore pratiquée, considère qu’il y a quatre grands objectifs à l’existence :

  • balinaise-traditionnelle-en-sarongLe premier but est le Kama, qui représente le désir, la passion et le plaisir amoureux qui doivent être source de connaissance.
  • Le second est Artha ou la prospérité : l’homme doit se créer un patrimoine qui sera le fruit de son travail personnel. Plus difficile à concevoir avec notre regard occidental, Artha exprime que si vous êtes né riche, vous pouvez demander richesse et pouvoir mais si vous êtes né mendiant, vous devez vous contenter de votre condition, ne cherchant à vous élever matériellement que suivant votre position sur l’échelle sociale. Cette idée de rôle ou de devoir prédestiné est très important dans la religion Hindouiste et amène au troisième précepte.
  • Le troisième objectif est Dharma ou le devoir, la clé de voûte du système de croyance Hindouiste. C’est un ensemble de « principes » personnels selon lesquels l’homme doit vivre et qui doivent lui permettre de rester sur le droit chemin.
  • Enfin, il y a le Moksha ou la délivrance : il s’agit de briser le cycle des réincarnations, c’est le but de la vie dans l’hindouisme. Les trois autres ne sont que des tremplins temporaires, mais nécessaires, pour atteindre la libération éternelle. Les Balinais évoquent une intéressante analogie pour parler du Moksha, où l’âme est comparée à une goutte d’eau et sa libération à la fusion de cette goutte dans le vaste Océan divin.

yeh-pulu-nenupharLe but ultime de l’hindouisme est donc la Délivrance, la Liberté. L’homme doit passer sa vie à se délivrer de l’illusion du monde et de l’ignorance afin d’atteindre le Moksha.

L’Hindouisme, et par extension la culture Balinaise, prônent le don de soi. L’Homme doit être d’une bonté et d’une sagesse absolue s’il compte atteindre le Nirvana.

Vivre en prenant le temps

Comment appliquer cet art de vivre dans notre pays, dans notre culture ?

Offrandes à Bali
Offrandes et fleurs sauvages.

Vous ressentirez une chose inhabituelle à Bali, c’est que ce peuple aime la Vie. Bien que la nature soit quelque peu souillée par les plastiques qui se consument sur le bord des routes, elle l’est surtout par manque d’éducation et de sensibilisation des locaux aux problèmes environnementaux. Car au fond, les Balinais vénèrent la Nature et le monde qui les entoure. Chaque matin et à toute heure de la journée, ils préparent de petits paniers d’offrandes tressés, ils y déposent des fleurs fraîchement coupées, quelques grains de riz et un bâton d’encens.

À Bali, chacun profite de chaque chose que la vie lui offre, se détachant du matériel et s’accordant seulement le nécessaire. Ici on apprécie les Arts pour leur valeur émotionnelle. Le dessin, la peinture, le tissage ou la musique occupent une place considérable dans la culture Balinaise. Humaniste, chacun respecte l’autre, on se salue quelque soit l’heure ou l’endroit. Enfin, la spiritualité qui voit chaque chose comme étant sacrée, renforce cette esprit de cohésion sociale et culturelle.

Sculpture bas-reflief à Bali
L’art est partout présent à Bali.

Malheureusement, prendre le temps de vivre est devenue une chose bien compliquée dans notre société. Nous devons tout faire très vite, optimiser notre temps au maximum, courir sans arrêt. Les journées nous semblent bien courtes alors qu’elles sont incroyablement longues. La nuit vient à poindre sans qu’on ait pu prendre le temps de se demander ce que l’on souhaitait vraiment faire de notre vie.

N’y a-t-il pas ici suffisamment de Lumières acquises pour qu’on en souhaite encore davantage ? Insatiables, nos civilisations souhaitent toujours plus de choses, plus d’argent, plus de temps. Un jour pourtant, nos corps, nos cœurs et nos esprits ne supporteront plus ce rythme de vie. « Rien n’est acquis » comme disait mon grand-père…

Comment reprendre sa vie en main, sans tout quitter, juste pour aller un peu mieux ?

Rice fields Sidemen
Apprendre à s’arrêter pour observer la beauté du Monde.

Aux premières lueurs du jour, lorsque le coq chante ses louanges au soleil qui point à l’horizon, levez-vous et profitez de ce moment pour observer. Observez ce qui vous entoure, la faune, la flore, tous ces vies qui s’éveillent lentement dans les premiers rayons de l’astre solaire.

Le monde est magique, son fonctionnement est éblouissant mais nous ne prenons même plus le temps de le contempler. Les yeux de notre monde ne voient plus que le profit et nous oublions toutes les merveilles et les petits bonheurs qui nous entourent.

Lâchez prise !

Prendre le temps de vivre, c’est se laisser le choix

Abandonnez vos peurs. Un ami m’a dit un jour « La peur n’évite pas le danger ». Dans ce cas, pour quelle raison s’imposer des pressions supplémentaires alors qu’il suffit simplement de laisser les choses venir, de les aborder l’une après l’autre et d’avancer à son rythme ?

Nous savons, au fond, ce qui est bon pour nous, ce qui nous convient. Nul ne peut avancer attaché. Lâcher prise, c’est aussi et surtout oser se faire confiance, c’est accepter les choses telles qu’elles viennent et sans craintes. La vie fera le reste !

Vivre en prenant le temps, prendre le temps de vivre, c’est faire confiance à la vie et cesser de vouloir tout contrôler quel qu’en soit le prix. Lâcher prise, c’est faire face à l’inconnu, aux petits impondérables qui font toute la richesse de notre quotidien, c’est accueillir l’imprévu à bras ouverts. C’est cesser de vouloir contrôler ses pensées, mais les laisser s’envoler au fil de nos désirs ou de nos songes qui, en se mêlant donneront naissance à de nouvelles idées.

Exprimez-vous ! Vous en avez le droit

Prendre le temps de vivre relève d’infimes efforts qui amélioreront qualitativement votre vie. Commencez par enlever ces entraves émotionnelles que la société, et notre éducation, nous imposent de porter chaque jour.

Laissez-vous le droit de pleurer, celui de rire, de sourire, de crier mais surtout de vivre et de ressentir. Voyagez, découvrez, allez à la rencontre de ces cultures ancestrales et lointaines, observez le monde qui vous entoure, laissez vos émotions s’exprimer, prenez soin de votre corps et votre âme vous remerciera.

Bon voyage !

Photo de couverture : moments de partage à Tukad-item (Seraya, 2015).

Bali – Lombok : les îles Gili

Les îles Gili (Gili Trawangan, Gili Meno et Gili Air) sont situées entre Bali et Lombok dans le vaste archipel indonésien. Dans la langue Sasak, « Gili » signifie « petite île ». Il existe environ trente « gilis » autour de l’île de Lombok. Accessibles par bateaux rapides en moins de deux heures, vous pouvez aussi vous rendre à Lombok avec votre scooter via le Ferry, mais la traversée durera 5 heures ! De Lombok, rejoindre les îles Gili est tout à fait possible avec une des nombreuses navettes qui font la liaison entre les îles.

Le climat dans les îles Gili est tropical, avec une température moyenne de l’air de 28 ° C et une température de l’eau allant de 26 ° C à 29 ° C tout au long de l’année ! Autant dire qu’il y fait bon vivre. La saison des pluies commence en Novembre et finit en Avril, la saison sèche dure de Mai à Octobre.

Malgré le climat tropical, en raison de sa proximité de l’équateur, les îles Gili sont relativement arides par rapport à d’autres îles de l’archipel indonésien. En effet, la présence de deux volcans voisins, le Mont Rinjani à Lombok et le Mont Agung à Bali, génère un micro-climat propice à la sécheresse.

Mariage musulman

La population de ces îles est majoritairement musulmane. La langue officielle est l’indonésien, mais les locaux parlent entre eux un autre dialecte : le Sasak.

Gili Trawangan, Gili Meno et Gili Air

Cheval sidomo Lombok
Sur les îles, le cheval est le meilleur moyen de locomotion !

Gili Trawangan est l’île la plus touristique. Si vous souhaitez faire la fête et vous coucher aux aurores c’est ici qu’il faut vous rendre. Mais je ne saurai que trop vous conseiller de découvrir Gili Air et Gili Meno qui méritent vraiment le détour. Sur chacune des îles, pas de véhicules motorisés ! Seul les vélos et sidomo (voiture à cheval) sont autorisés à circuler.

Gili Meno est l’île des lunes de miel (bulan madu en Indonésien), de grandes plages de sable blanc sous les cocotiers et une mer bleue lagon rien que pour vous. C’est l’île la plus calme des trois, la plus reposante et aussi la plus sauvage. On en fait le tour en une heure et si vous êtes chanceux, peut-être apercevrez-vous les insaisissables varans près du lac salé ?

Vendeuse d'ananas
Un p’tit creux ? Ananas préparé et dégusté sur la plage de Gili Meno.

Gili Air est un mélange des soirées festives de Gili Trawangan et des plages sauvages de Meno, un bon compromis si vous recherchez le calme avec la possibilité de prendre un verre ou d’écouter de la musique quand vient le soir. Personnellement, c’est Gili Air que je préfère et le coucher de soleil depuis Sunset Boulevard est à couper le souffle 😉

Sur chacune des îles vous trouverez des hébergements et de quoi vous restaurer. Gili Trawangan étant la plus fréquentée, c’est aussi la plus chère des trois. N’étant pas resté plus d’une nuit sur Gili Meno je ne saurai vous conseiller en terme d’hébergement mais pour ce qui est de Gili Air, le Bintang (l’Étoile) est un très bon établissement, gérée par une troupe de talentueuses cuisinières balinaises avenantes et souriantes ! L’accueil est très chaleureux, l’ambiance conviviale et familiale. Le restaurant à les pieds dans l’eau, les chambres sont spacieuses et les prix modestes.

Comment se rendre à Gili Air depuis Bali ?

Il existe plusieurs ports pour venir à Gili Air depuis Bali : Benoa, Sanur, Padang Bai et Amed. Vous trouverez plusieurs compagnies de transport qui organisent ces voyages, comme par exemple Marina Skrikandi, Wahana, Sea cruises marlin et beaucoup d’autres.

Pour vous rendre aux îles Gili, deux options s’offrent à vous : en hors-bord ou en ferry qui reste l’option la moins chère. Achetez votre billet sur place la veille de votre départ à une agence dans les rues de Bali. Le tarif varie en fonction de la saison. Généralement, on vous proposera un billet Aller (à partir de 200 000 roupies) mais pas de billet Retour. C’est un peu le piège à touristes, car le retour acheté depuis les îles coûte en moyenne 375 000 Roupies ! Je ne saurais que trop vous conseiller de prendre votre billet Retour avant de partir, sachant que ceux-ci n’ont pas forcément de date limite de validité.

Si vous avez choisi la traversée par bateaux rapides, accrochez-vous ! Les hors-bords sont lancés à pleine vitesse, face au vent et quelque soit l’état de la mer. Sensations fortes garanties. Habituellement, le retour est bien plus calme que l’aller où musique américaine et bière à volonté agrémentent — plus ou moins selon les goûts de chacun — la traversée. Pendant le voyage, ouvrez les yeux car il n’est pas rare d’apercevoir des dauphins !

Déchargement des marchandises à Gili

Lorsque vous êtes sur place et pour passer d’une île à l’autre, les navettes locales font la traversée pour 50 000 roupies, reliant Gili Trawangan, Air et Meno de 8 heure du matin jusqu’à 16 heures le soir. Si vous avez de la chance ou que vous vous sentez aventureux, demandez aux locaux de Trawangan de vous emmener le soir sur un « boat people » en partance pour Lombok. Une aventure épique qui vous permettra d’accoster les pieds dans l’eau sur Gili Air !

Protection du récif corallien

Peu de gens le savent, mais les trois îles Gili Trawangan, Gili Meno et Gili Air sont en fait situées dans un parc aquatique protégé appelé « Gili Matra Marine Natural Recreation Park. »

À l’origine de la création de ce parc protégé, la volonté de militants locaux et d’associations, appuyés par le décret du Ministère de la Nature et des Forêts ainsi que par le gouverneur de la province Ouest de Nusa Tenggara, pour lutter contre la destruction du récif corallien et la pêche intensive, laquelle utilise encore le dynamitage et l’empoisonnement au cyanure.

Le « Gili Matra Marine Natural Recreation Park » a été créée en Février 1993 et s’étend sur une superficie totale d’environ 3000 hectares : 150 hectares à Gili Meno, 175 hectares à Gili Air, 340 hectares à Gili Trawangan et plus ou moins 2 300 hectares d’espace maritime protégé.

À la rencontre des tortues

Si le paradis existe sur Terre, on pourrait dire qu’il ressemble aux îles Gili. Une mer bleu turquoise, un récif corallien riche d’une grande diversité et… des tortues !

Petite plongée dans les profondeurs avec l’équipe d’IQ Divers, spécialistes de la plongée aux îles Gili depuis 1998. Spéciale dédicace à Olivier et Momo pour leur accueil et tous leurs conseils !

Les objectifs de gestion du parc maritime :

La gestion de Gili Matra est basée sur la Loi 5 de 1990 concernant la conservation des ressources biologiques, aquatiques et de leurs écosystèmes. Par conséquent, l’objectif de ce parc est de protéger la nature et les nombreux écosystèmes présent aux îles Gili, mais aussi d’utiliser de façon durable les ressources naturelles (eau, plantes, faune locale, etc). Les ressources doivent être utilisées à des fins de recherche uniquement, pour la science, l’éducation, les loisirs et le tourisme.

Malheureusement, certains pêcheurs continuent d’utiliser l’explosif, y compris dans la zone de conservation du Gili Matra.

Les touristes peu scrupuleux sont aussi responsables de nombreuses destructions du récif corallien, certains n’hésitant pas à approcher les tortues de trop près, à souiller l’environnement de leurs déchets, à arracher des morceaux du corail comme souvenir de leur escapade, voire à tuer certains animaux pour la simple fierté égoïste d’avoir pêché un poisson tropical ! Pourtant, les amendes encourues devraient être dissuasives : de 10 à 25 millions de roupies suivant le délit constaté.

Conclusion

Pour une meilleur gestion du Gili Matra Park, de nouvelles données provenant de divers autres parcs marins sont adoptées et intégrées chaque année au programme actuel des îles Gili. Il est à espérer que l’expérience de gestion de Gili Matra puisse un jour servir à la conservation de nombreuses autres zones marines protégées, en Indonésie ou ailleurs.

coucher du soleil Bali
Le coucher du soleil, un instant rempli de magie à Gili Air.

Les bonnes adresses

Gili bookings
Pour réserver votre bateau vers les îles Gili au départ de Bali
www.gilibookings.com

Marco Inn
Situé à 50 mètres de l’embarcadère, un bel hôtel avec terrasse qui surplombe le port de Padang Bai. Si vous le lui demandez, la tenancière peut vous avoir des places vers les îles Gili à un prix très raisonnable : 400 000 roupies Aller / Retour. Une offre qui ne se refuse pas !
Plus d’info sur TripAdvisor

IQ Divers Gili
Une équipe de plongeurs et d’instructeurs chevronnés et francophones !
La page Facebook d’IQ Divers

The Gilis
Un très beau site sur les îles Gili
www.gilis.asia

On a quoi dans nos sacs à dos ?

Pour les curieux qui voudraient savoir ce que l’on peut mettre dans un sac à dos pour un road-trip à Bali , voici une petite liste — non exhaustive — de ce que vous pouvez emporter. Soyez réaliste, vous ne pourrez pas tout prendre, il faut donc faire des choix et c’est là que ça se complique…

Pour ma part, je prends toujours mon petit « camel back », acheté chez Décathlon en 2009 et qui ne m’a jamais fait défaut. Après cinq années de routes et quelques treks sauvages, les fermetures éclairs sont toujours en pleine forme et les poches renforcées protègent encore appareil photo et carnets de croquis. Cette année nous partions à trois, moi, Line et Nathalie. On s’est donc partagé certaines des affaires citées ci-dessous. Si vous louez un scooter, le porte bagage est spacieux et permet de ranger pas mal de choses (en tassant un peu).

Qui voyage léger ménage sa monture

Côté vêtements, à Bali en Septembre il fait en moyenne 28°C toute la journée. Sur les îles Gili également mais les régions volcaniques sont fraîches donc emportez une petite laine. Pour les hébergements locaux où l’hygiène peut parfois laisser à désirer, prévoyez un drap de soie. En plus vous pourrez dormir sur la plage en écoutant le bruit des vagues. Elle est pas belle la vie ?

1 paire de chaussettes (dont je ne me suis servi que dans l’avion et pour mon retour à Paris), 1 paire de tongs, 3 caleçons (que je lavais régulièrement) et un maillot de bain. Un ou deux sarongs pour pénétrer dans les temples balinais et un oudang, la coiffe traditionnelle des hommes à Bali. 2 chemises en Batik achetées sur place et 1 tee-shirt de rechange. Le poncho ne m’aura pas servi une seule fois, mais c’est à prévoir en cas de forte pluie tropicale, on ne sait jamais !

Trousse à pharmacie

nathalie-cactus
Wayan extraie les épines de cactus du bras de Nathalie !

Les petits bobos quotidiens arrivent parfois, chute en scooter dans un cactus (si, si ça arrive), éraflures sur les genoux lors d’une plongée sur le récif corallien, piqûres d’insectes, etc. Prévoyez pansements, votre vaccin anti-paludique à jour, une crème anti-moustiques (spécial tropiques), des protections hygiéniques, 1 boîte de sérum physiologique, 1 tube de Biafine (bien utile contre les coups de soleil) et 1 boîte de collyre car les projections de poussières sont fréquentes sur les routes à Bali. Afin de prévenir tous désagréments intestinaux et d’éviter de passer une nuit sur les toilettes de votre bungalow, un anti-diarrhéique est toujours le bienvenu 😉

Les essentiels du geek nomade

Personnellement, lorsque je pars en road-trip ce n’est pas pour me connecter à Internet tous les quarts d’heure ou pour envoyer des photos sur Face de bouc. Je ne prends donc que mon appareil photo, un chargeur, le cordon qui va avec et une carte SD de rechange. Les prises électriques à Bali ne nécessitent pas d’adaptateur. Prévoyez aussi une clé USB avec copie de vos documents (passeport, pièce d’identité, billets d’avion, etc).

Les objets confort

Dans la trousse de toilette : 1 brosse à dent, du dentifrice mais vous en trouverez dans les supermarchés sur place, idem pour le shampoing que certains hôtels mettent aussi à disposition de leurs clients. La crème solaire est impérative, tout comme le stick à lèvres car le soleil tape dur en Indonésie et les vents marins sont gorgés de sel. Les balinais aiment se parfumer, n’oubliez pas votre déodorant, un rasoir et un petit savon.

Les objets pratiques

La paire de lunettes est indispensable ! Achetez-la de préférence avant de partir, certifiée anti-UV mais vous trouverez de bonnes lunettes « polarisées » auprès de marchands ambulants. Même s’ils prétendent le contraire, les Ray ban sont de jolies contrefaçons importées de Kuala Lumpur. Quoi qu’il arrive, protégez vos yeux, ils vous seront d’une grande utilité pour : regarder la route, éviter les chiens qui traversent n’importe quand et surtout pour vous émerveiller devant la beauté des paysages Balinais !

Pour écrire le récit de mes aventures et parce que j’adore dessiner, j’emporte toujours mon carnet de croquis, une boîte d’aquarelle, un pinceau et 2 stylos à encre.

Pour fixer le sac au scooter et se prémunir des éventuels maux du bassin, le tendeur est l’idéal. Les massages balinais vous remettront sur pied mais il vaut mieux prévenir que guérir, surtout lors d’un voyage en itinérance à l’autre bout du monde.

Un couteau suisse vous sera toujours utile, 1 cadenas aussi même si le vol est très rare à Bali. Sur la route, le masque est recommandé si vous ne souhaitez pas remplir vos poumons de CO2 à chaque inspiration. N’oubliez pas votre passeport et rangez-le dans une pochette étanche ou dans une pochette sécurisée. Certains hôtels comme le Prima Cottage à Sanur disposent d’un coffre où vous pouvez laisser vos affaires et papiers gratuitement. Ça ne coûte rien de demander et vous pourrez voyager le cœur plus léger 😉

La bouteille d’eau, un indispensable dont vous ne pourrez vous passer. Sur place, les petites bouteilles coûtent 3000 roupies et vous pouvez demander à les faire remplir pour économiser du plastique, c’est le cas par exemple au Good Karma de Selang, à l’Est d’Amed.

Les trucs pour ne pas se prendre la tête

il-reste-de-la-placeLe plus important : une carte détaillée des îles (la carte ITM Bali-Lombok est globale et très précise). Les guides : The Natural Guide, Bali – Lombok – Florès – Sumba – Sumbawa est un un guide essentiel pour ceux qui souhaitent découvrir l’Indonésie autrement et pratiquer un tourisme durable et responsable pendant leur voyage. Ses auteurs vivent sur place et défendent une vision : « voyager, c’est aller à la rencontre des peuples, en respectant la beauté du monde et ses habitants. »

Le Routard est un bon guide, mais son édition 2014/2015 à l’inconvénient de présenter des tarifs assez farfelus.

Au final, le sac à dos pèse moins de 8 kilos et il reste encore de la place dans les porte-bagages de nos trois scooters, nous pouvons donc ramener quelques souvenirs de ce périple sur l’Île des Dieux !

De Ubud aux joaillers de Celuk

Toute la magie de Bali est à Ubud

Threads of Life : conservation de la culture traditionnelle balinaise

Depuis l’axe principal de Ubud, empruntez la Jalan Kajeng. Le long de la rue, de nombreuses échoppes où vous trouverez de très beaux tissus, des sarongs et quelques souvenirs locaux. C’est au numéro 24 de cette rue que Threads of Life présente les créations admirables de ses créatrices traditionnelles.

Threads of Life est une entreprise de commerce équitable qui œuvre à la conservation de la culture traditionnelle balinaise et lutte contre la pauvreté rurale en Indonésie. Les textiles de qualité et les paniers sont fabriqués avec des matériaux locaux et des colorants naturels, avec une qualité que vous ne verrez généralement que dans les musées. Threads of Life travaille avec plus de 1000 femmes réparties sur 11 îles de l’archipel Indonésien, il aide les tisserandes à créer des coopératives indépendantes, pour transmettre les savoir-faire de leurs ancêtres, gérer leurs ressources de manière durable, et exprimer leur identité culturelle tout en développant leur activité.

Acheter des cadeaux éthiques à la Kupu-Kupu Foundation

A dix minutes du centre-ville, la fondation Kupu-Kupu (papillon en Indonésien) aide les femmes et les hommes handicapés à vivre de leur métier. Tisserandes, peintres traditionnels, créateurs de cerfs-volants, graveurs sur bois, etc.

Les rizières près de Kupu-kupu FoundationKadek, Made ou Wayan avaient tous des handicaps qui les empêchaient de trouver leur place dans la société Indonésienne. Pour quelle raison ? Parce que le gouvernement Indonésien rejette les malades mentaux, les enfants trisomiques et les handicapés, considérant bien souvent leurs maladies comme des tares qui n’apportent rien au pays.

Une insupportable situation que Begonia Lopez, espagnole et philanthrope, a décidé de transformer en créant la Kupu-Kupu Foundation à Ubud. Après avoir passé la boutique Threads of Life (voir ci-dessus), continuez la Jalan Kajeng d’une centaine de mètre pour découvrir la boutique Kupu-Kupu. En achetant chez Kupu-Kupu, vous saurez que vous venez d’aider quelqu’un qui en a vraiment besoin.

Où dormir dans les rizières ?

Si vous souhaitez dormir dans les rizières de Ubud, loin de la ville et des concerts de klaxon, Kupu-Kupu Foundation dispose de trois petits bungalows installés dans des maisons traditionnelles en bambous.

Depuis la Jalan Kajeng, continuez tout droit puis montez la côte pour atteindre les rice fields (sawah), les terrasses des rizières. Un spectacle incroyable s’offre alors à vos yeux. Prenez à droite et au prochain croisement, empruntez le tout petit sentier à gauche pour rejoindre les bungalows de la kupu-Kupu Foundation. Vous y serez accueilli chaleureusement par Wayan et son ami et peut-être aurez-vous la chance d’y croiser Bégonia.

Les chambres sont rudimentaires mais très propres, la douche est simple, eau froide et petit déjeuner de pancakes avec thé et Kopi Bali (café Luwak balinais). Le soir, dès la tombée de la nuit, ne manquez pas le surprenant spectacle du ballet des lucioles au milieu des rizières bordées de cocotiers, un moment magique et grandiose que vous ne verrez nulle part ailleurs.

Barong et la danse Kris

Le petit village des tailleurs de pierre de Batubulan, dans la province de Gianyar, n’est pas seulement célèbre pour ses sculptures, mais également pour sa troupe théâtrale de villageois connue de toute l’Indonésie.

Tôt le matin, ces derniers quittent les champs ou leurs ateliers pour enfiler un costumes de Barong, de Rangda ou de Dalem, ils chaussent leurs masques de bois aux effigies des dieux du Râmâyana, se maquillent et montent sur scène pour un grandiose spectacle de Barong, de Tari kecak ou de Danse Kris (les célèbres poignards aux lames asymétriques).

Le théâtre Chandra Budaya n’étant pas toujours bien indiqué, demandez votre chemin et laissez-vous guider par un villageois. N’en soyez nullement surpris, il n’est pas rare que les balinais vous invitent à les suivre, sans jamais rien demander en retour si ce n’est un sourire et quelques mots échangés.

Plus d’infos sur : www.sahadewabarongdance.com

Spectacle de danse Legong…

Legong Dance à Ubud
Danseuse Legong au Balai banjar Ubud kelod, avec la Pusa Kirana Art Foundation.

Vous ne pouvez quitter Bali sans avoir vu un spectacle de danse Legong, de trance Kecak ou de Wayang Kulit, le théâtre de marionnettes balinais. Dans le centre d’Ubud, rendez-vous au point d’Information et demandez la liste des spectacles. Chaque soir à Ubud, de nombreux spectacles sont proposés aux visiteurs désireux de découvrir le Bali authentique au travers de la magie des danseuses de Legong et des joueurs de gamelan. Soirées fortement touristiques mais vous pourrez découvrir des représentations de grande qualité, dans des cadres enchanteurs et des temples ornés de sculptures du Ramayana, parfumés de fleurs de frangipanier et d’encens.

… ou de Wayang Kulit

Wayang Kulit à UbudLe théâtre de marionnettes se situe dans la Rue de Monkey Forest (la forêts des Singes), face au terrain de football, dans la cour intérieure du Ubud City Hotel.

Les représentations ont lieu le mardi et le samedi à partir de 20h00, l’entrée est de 100 000 roupies. À la fin du spectacle, allez voir le marionnettiste qui aura plaisir à vous parler de son art et de ses marionnettes. Celles-ci sont confectionnées à la main par un artiste de Sukawati (le plus important marché d’Art de Bali). Vous en trouverez beaucoup de reproductions dans les échoppes et sur les marchés traditionnels de l’île. Mais si vous passez par Sukawati, demandez « Pembuat Wayang kulit » (puppet maker) pour trouver d’authentiques fabricants de marionnettes (merci mon neveu).

À lire : Jalan, jalan, terasa… le dalang et la wayang kulit

Au détour d’un chemin et si vous avez loué un scooter (voir à Sanur), arrêtez-vous lorsque vous entendez les gamelans ou dans les fêtes de villages. Vous y serez toujours bien accueillis et il n’est pas rare d’y voir de vraies danseuses de Legong locales ou du Tari kecak comme vous n’en trouverez nulle part ailleurs.

Les joailleries de Celuk

Joaillerie de Celuk, Bali
Joaillière travaillant une bague, chez « Mar’s » à Celuk.

Si vous cherchez une belle bague en argent, une paire de boucle d’oreilles finement ciselée ou un bracelet en or ornée de pierres précieuses, continuez votre route jusqu’à Celuk. C’est là que vous trouverez les plus beaux bijoux de Bali, fabriqués sur place dans les ateliers de la ville.

Le village est situé dans le district de Sukawati. Presque toutes les familles et les villageois balinais ont conservé l’âme artistique et créative. Avec l’avènement du tourisme, la variété des produits liés à l’or et à l’argent s’est fortement diversifiée.

Les pierres proviennent essentiellement de l’île de Bornéo, dans l’archipel Indonésien. Les artistes travaillent le métal artisanalement et à la main, et vous pourrez les voir à l’œuvre tout en parcourant du regard les étals de bijoux qui jalonnent les boutiques.

Ce village artisanal avec une longue histoire de joaillerie a su conserver son savoir-faire traditionnel, tout en s’adaptant aux demandes du marché. On y trouve aujourd’hui des produits modernes tels que les médailles et les symboles de la culture Indonésienne. N’hésitez pas à demander des créations originales, vous pouvez même venir avec votre propre métal pour la confection d’un bijou personnalisé qui vous sera fait dans les règles de l’Art des joailliers balinais.

À Bali, les portes s’ouvrent si vous les poussez

Portes ouverts à UbudCroyez-moi sur parole, quelque soit l’endroit où vous vous trouverez, vous serez surpris de la gentillesse et de l’accueil du peuple balinais.

Ne craignez jamais les gens qui vous invitent, oubliez vos superstitions et votre culture occidentale, n’ayez pas peur de l’inconnu et votre séjour sur l’île des Dieux n’en sera que plus mémorable.